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Équipes Coupe du Monde 2026: ma note pour les 48 sélections

World Cup 2026 teams overview with all 48 squads rated and ranked

Quarante-huit équipes. C’est le chiffre qui définit cette Coupe du Monde 2026 et qui la distingue de toutes les précédentes. Quand j’ai commence a couvrir les marchés de paris internationaux il y a neuf ans, le Mondial réunissait 32 équipes et je pouvais honnêtement évaluer chacune d’entre elles en quelques jours de travail. Cette année, il m’a fallu trois semaines pour passer au crible les 48 sélections qualifiees – et certaines d’entre elles, je l’admets, m’étaient presque inconnues avant de plonger dans les données.

Ce classement repose sur un système de notation sur 10 que j’ai concu pour combiner quatre critères: la qualité de l’effectif (poids des joueurs évoluant dans les cinq grands championnats européens), la forme récente (résultats sur les 18 derniers mois), l’expérience en phase finale (nombre de participations récentes à des Coupes du Monde ou des tournois continentaux majeurs), et le potentiel de paris (rapport entre la note globale et les cotes proposées par le marché). Chaque équipe recoit une note et un bref verdict.

J’ai organisé les 48 équipes en quatre tiers, du haut vers le bas. Le Tier 1 regroupe les prétendants sérieux au titre. Le Tier 2 rassemble les équipes dangereuses mais imparfaites. Le Tier 3 accueille les outsiders et les reveurs. Le Tier 4 reunit les équipes qui découvrent le Mondial où dont les chances d’impact sont limitées. Allons-y.

Tier 1: les prétendants au titre (8/10 et plus)

Lors de chaque Coupe du Monde, un cercle restreint de cinq a sept équipes concentre environ 70% de la probabilité de victoire. Ce chiffre n’a pas change avec le passage à 48 équipes – il s’est même légèrement resserré, parce que les équipes supplémentaires proviennent des tiers inférieurs du football mondial. Le Tier 1 de ce Mondial 2026 compte six équipes que je considère comme des prétendants credibles au trophée. Pour chacune, je détaillé les forces, les faiblesses, le groupe, et mon évaluation par rapport aux cotes du marché.

Argentine – 9/10. La championne en titre est la référence de ce tournoi. L’équipe de Lionel Scaloni a construit une identité collective qui ne dépend plus d’un seul joueur, même si Messi (s’il est convoque à 39 ans) resterait un facteur émotionnel. Le milieu de terrain Mac Allister-De Paul-Fernandez est l’un des plus équilibrés du football mondial, combinant recuperation, progression et creation. L’attaque, avec Julian Alvarez (Manchester City) et Lautaro Martinez (Inter Milan), offre puissance et polyvalence dans les derniers metrès. En défense, Romero et Lisandro Martinez forment une charniere centrale complementaire. La seule question est celle de la motivation post-titre: l’histoire montre que les champions en titre ont rarement l’appetit de ceux qui chassent – l’Allemagne en 2018 et l’Italie en 2010 en sont les exemples les plus récents. L’Argentine sera dans le Groupe J (Algerie, Autriche, Jordanie) – un tirage confortable qui lui permet de gérer ses forces en vue de la phase finale.

France – 9/10. L’effectif le plus profond du tournoi, et ce n’est pas une exagération. Mbappe, Tchouameni, Camavinga, Saliba, Kounde, Dembele, Thuram – et derriere eux, une deuxième ligne qui vaudrait le onze titulaire de la plupart des participants. Le Groupe I (Senegal, Irak, Norvege) ne devrait pas poser de problème. La question avec la France est toujours la même: Deschamps exploite-t-il tout le potentiel offensif? La réponse est généralement non. Mais la France gagné des tournois en étant pragmatique, pas spectaculaire – et le pragmatisme est un atout dans un tournoi de 39 jours.

Brésil – 8.5/10. La Selecao a traverse une phase turbulente entre 2022 et 2024 – trois sélectionneurs, des résultats erratiques, une identité floue. Mais l’arrivéee de Dorival Junior a stabilisé l’équipe, et le talent individuel reste exceptionnel: Vinicius Jr., Rodrygo, Endrick forment un trident offensif qui ferait pâlir n’importe quelle défense. Le Groupe C (Maroc, Haiti, Écosse) contient un piège en le Maroc, mais le Brésil devrait dominer sa poule. L’avantage géographique de jouer en Amerique du Nord, avec une diaspora brésilienne massive aux États-Unis, est un facteur que je pondere positivement.

Espagne – 8.5/10. Championne d’Europe 2024 avec un football total qui a rappele les meilleures heures du tiki-taka, mais en version accélérée. Yamal, à 18 ans, est déjà l’un des meilleurs joueurs du monde. Pedri orchestre le milieu avec une intelligence de jeu rare. Le Groupe H (Cap-Vert, Arabie saoudite, Uruguay) contient un adversaire sérieux en Uruguay, mais l’Espagne à les moyens de finir première. La jeunesse de l’effectif est à la fois une force (énergie, absence de pression) et un risque (manque d’expérience en Coupe du Monde spécifiquement).

Angleterre – 8/10. Finaliste de l’Euro 2020 et 2024, l’Angleterre est l’équipe la plus frustrante du football mondial – toujours pres du but, jamais sur la dernière marché. L’effectif est riche (Bellingham, Rice, Saka, Foden, Kane), le Groupe L (Croatie, Ghana, Panama) est gérable, et le tableau potentiel est favorable. Mais la pression psychologique sur cette équipe est immense, et chaque tournoi qui passe sans trophée alourdit le fardeau.

Allemagne – 8/10. Le coup de coeur de ce Tier 1. Julian Nagelsmann a réinventé la Mannschaft avec un pressing haut, une transition rapide et une confiance retrouvée après le fiasco du Qatar (élimination en phase de groupes en 2022) et un Euro 2024 à domicile encourageant. Wirtz, Musiala, Sane, Havertz – la ligne d’attaque combiné creativite et mouvement. Le Groupe E (Cote d’Ivoire, Équateur, Curaçao) est l’un des plus accessibles. A 11.00 pour le titre, l’Allemagne est ma meilleure valeur dans le Tier 1.

Tier 2: dangereux mais imparfaits (6-7/10)

Le cimetiere des paris perdus se remplit souvent avec les équipes du Tier 2 – celles qu’on voit aller loin mais qui butent invariablement sur un obstacle structurel. Trop de qualité pour être ignorees, pas assez de profondeur où de constance pour aller au bout. Sept équipes composent cette catégorie pour 2026. Ce sont aussi les équipes ou le rapport risque-rendement des paris est le plus délicat: les cotes sont attractives, mais le risque de dérapage est réel. Mon conseil général pour le Tier 2: privilégiez les paris places plutôt que les paris sur la victoire finale, et concentrez-vous sur les marchés de phase de groupes ou la performance de ces équipes est plus prévisible.

World Cup 2026 tier 2 teams analysis with dangerous contenders

Portugal – 7/10. La transition post-Ronaldo est en cours, et le résultat est encourageant. Rafael Leao, Joao Neves, Bernardo Silva portent une équipe qui reste compétitive sans son icone historique. Le Groupe K (DR Congo, Ouzbekistan, Colombie) impose la prudence – la Colombie est un adversaire redoutable. Le Portugal à le talent pour les demi-finales mais peut aussi sortir en huitièmes si le tirage est défavorable.

Pays-Bas – 6.5/10. L’élimination précoce à l’Euro 2024 a laisse des cicatrices, et l’effectif, bien que talentueux (Gakpo, Simons, de Ligt), manque d’un véritable patron de vestiaire. Le Groupe F (Japon, Tunisie, Suède) est plus dangereux qu’il n’y parait. Les Pays-Bas restent une équipe capable du meilleur comme du pire – et c’est précisement ce qui rend les paris sur eux risques.

Colombie – 7/10. Finaliste de la Copa America 2024, la Colombie est l’équipe qui à le plus progressé dans le football mondial au cours des deux dernières années. James Rodriguez vit une seconde jeunesse, Luis Diaz est électrisant, et le collectif de Nestor Lorenzo est supérieur à la somme de ses individualites. Le Groupe K avec le Portugal est exigeant, mais la Colombie peut se qualifier même comme troisième. Mon outsider de valeur pour les paris places.

Uruguay – 6.5/10. Marcelo Bielsa a injecte une intensite physique dans cette équipe qui la rend redoutable sur un match, mais potentiellement fragile sur sept. Nunez, Valverde, Araujo, Ugarte – le talent est indiscutable. Le problème est la profondeur de banc: après les onze titulaires, la qualité chute. Dans un tournoi de 39 jours avec des conditions climatiques variées, c’est un handicap.

Belgique – 6/10. Je la classe dans le Tier 2 par respect pour le talent résiduel (De Bruyne, Doku, Trossard), mais cette équipe est en fin de cycle. La génération dorée n’a jamais gagné de trophée, et le temps presse. Le Groupe G (Iran, Nouvelle-Zélande, Égypte) est abordable, mais la Belgique à une tendance préoccupante a sous-performer dans les matchs sans enjeu apparent – ce qui, paradoxalement, inclut les matchs de groupes « faciles ».

Croatie – 6/10. Finaliste 2018, troisième 2022, mais Modric aura 41 ans en juillet 2026. La Croatie se présente dans le Groupe L avec l’Angleterre – un premier match difficile. Si la rélevé (Gvardiol, Sucic, Baturina) prend le relais, cette équipe peut encore surprendre. Si Modric n’est plus au niveau, la Croatie risque une sortie précoce.

Japon – 6.5/10. L’équipe la plus sous-évaluée du Tier 2. Le Japon a battu l’Allemagne et l’Espagne en phase de groupes au Qatar – ce n’était pas un accident, c’était un système. L’effectif est exile dans les grands championnats européens (Mitoma à Brighton, Kubo à la Real Sociedad, Endo à Liverpool, Kamada à Crystal Palace), et la discipliné tactique de Moriyasu est un atout dans les matchs à haute pression. Le Groupe F avec les Pays-Bas sera un test, mais le Japon est prêt. Si je devais désigner l’équipe la plus susceptible de passer du Tier 2 au Tier 1 au cours du tournoi, ce serait celle-ci.

En termes de paris, le Tier 2 offre les meilleures opportunités en paris places. La Colombie à 45.00, le Japon à 38.00, et dans une moindre mesure le Portugal à 15.00 – ces trois équipes offrent des rendements attractifs pour les demi-finales, avec des probabilités réelles que j’estime supérieures à ce que les cotes impliquent. C’est dans ce segment que je concentre la majorité de mon budget « outright » pour ce Mondial.

Tier 3: les outsiders et les reveurs (4-5/10)

Si une équipe du Tier 3 atteint les quarts de finale, on parlera de sensation. Si elle atteint les demi-finales, on parlera de miracle. Mais l’histoire des Coupes du Monde est pavee de miracles – la Coree du Sud en 2002, le Costa Rica en 2014, le Maroc en 2022. Quatorze équipes composent ce tier, et parmi elles se cachent les surprises de l’été 2026. Le format à 48 équipes favorisé structurellement les outsiders: le système des meilleurs troisièmes augmente la probabilité qu’une équipe médiocre en phase de groupes se retrouvé en huitièmes, où tout peut arrivéer sur un match. C’est le tier où je cherche mes paris de valeur sur les marchés de phase de groupes.

Suisse – 5/10. La Nati est l’équipe que je connais le mieux et celle sur laquelle je suis le plus objectif – ou du moins j’essaie. Cinq huitièmes de finale en six grandes compétitions, des quarts à l’Euro 2024, un effectif mene par Xhaka (le patron), Akanji (la muraille) et Ndoye (la dynamite). Le Groupe B (Canada, Qatar, Bosnie) est accessible. Atteindre les quarts est un objectif réaliste. Au-dela, il faudrait un tirage favorable et des performances exceptionnelles. La Suisse ne gagnera pas la Coupe du Monde – mais elle peut rendre fiers les parieurs qui misent sur elle pour une course profonde dans le tableau.

Maroc – 5/10. La demi-finale de 2022 a changé la perception du football marocain pour toujours. Mais reproduire cet exploit en Amerique du Nord, dans un Groupe C avec le Brésil, sera bien plus difficile. L’effectif reste solide (Hakimi, En-Nesyri, Amrabat), mais l’effet de surprise a disparu.

Norvege – 5/10. Haaland. Ce seul nom justifie la presence de la Norvege dans le Tier 3 plutôt que le Tier 4. Autour de lui, l’effectif est correct sans être exceptionnel (Odegaard, Sorloth). Le Groupe I avec la France est un mur, mais la deuxième place est jouable.

États-Unis – 4.5/10. Pays hôte avec l’avantage du public, mais un effectif qui manqué de classe mondiale. Pulisic est le seul joueur qui évoluerait dans le onze titulaire de la plupart des équipes du Tier 1. L’avantage logistique est réel, l’avantage qualitatif ne l’est pas.

Mexique – 4.5/10. Pays hôte avec le match d’ouverture à l’Azteca. La malediction du cinquième match (élimination systématique en huitièmes depuis 1994) est un fardeau psychologique énorme. Le Groupe A est gérable, mais le plafond de verre reste intact.

Turquie – 5/10. L’équipe surprise de ces qualifications. Arda Guler, Kenan Yildiz, Calhanoglu – le talent offensif est réel. Le Groupe D est compétitif mais accessible. La Turquie pourrait être la révélation de ce Mondial, comme elle l’avait été en 2002 (troisième place).

Senegal – 4.5/10. Champion d’Afrique 2022, mais le Groupe I avec la France est un obstacle majeur. Le Senegal à le talent pour la deuxième place mais devra devancer la Norvege et l’Irak.

Autriche – 4.5/10. Ralf Rangnick a transforme cette équipe en machine a presser avec des résultats impressionnants en qualifications. Le Groupe J avec l’Argentine limite les ambitions, mais la deuxième place est l’objectif déclaré.

Équateur – 4/10. Jeune, agressif, physique. L’Équateur est l’équipe sud-américaine la moins connue de ce Mondial mais dispose d’un effectif en progression. Le Groupe E avec l’Allemagne est un defi, la deuxième place un objectif ambitieux mais pas irrealiste.

Écosse – 4/10. De retour au Mondial après 28 ans d’absence. Le Groupe C avec le Brésil et le Maroc est le plus difficile qu’on puisse imaginer, mais la Tartan Army ne vient pas à ce Mondial pour faire de la figuration. La troisième place est le scénario optimiste.

Égypte – 4/10. Mohamed Salah pourrait disputer son dernier grand tournoi. L’équipe est construite autour de lui, ce qui est à la fois une force et une fragilite. Le Groupe G avec la Belgique est abordable.

Canada – 4/10. Pays hôte, deuxième participation au Mondial après 2022. Alphonso Davies et Jonathan David sont des talents de classe mondiale, mais le reste de l’effectif manque d’expérience. Le Groupe B avec la Suisse sera un test de maturite.

Algerie – 4/10. L’Algerie reve de reproduire le parcours de 2014 (huitièmes). Le Groupe J avec l’Argentine est intimidant, mais la troisième place et une qualification comme meilleur troisième est un scénario à ne pas écarter.

Cote d’Ivoire – 4/10. Championne d’Afrique 2024, avec un effectif jeune et talentueux. Le Groupe E avec l’Allemagne est un defi, mais les Elephants ont le potentiel pour la deuxième place si l’Équateur faiblit.

Tier 4: les figurants et les débutants (1-3/10)

Le passage à 48 équipes a ouvert les portes du Mondial à des sélections qui n’auraient jamais reve d’y participer dans l’ancien format. C’est l’une des beautees de cette édition: pour la première fois, des pays comme le Curaçao, la Jordanie ou le Cap-Vert fouleront la pelouse d’une Coupe du Monde. Pour ces nations, la simple participation est déjà une victoire historique qui transcende le sport. En termes de paris, ces équipes offrent peu d’opportunités sur les marchés classiques (vainqueur du tournoi, qualification), mais elles influencent directement les marchés de buts (over/under) et de score exact dans les matchs contre les favoris – c’est là que les parieurs avertis trouvent de la valeur avec le Tier 4.

World Cup 2026 débutant teams and outsiders making tournament history

Qatar – 3/10. Champion d’Asie 2023, mais éliminé en phase de groupes de « son » Mondial en 2022. L’effectif est limite par rapport aux standards européens où sud-américains. Le Groupe B avec la Suisse et le Canada est compétitif. Objectif réaliste: un ou deux points de phase de groupes.

Bosnie-Herzégovine – 3/10. Qualifiee via les barrages après avoir battu l’Italie – un exploit qui a électrisé le pays. L’effectif autour de Dzeko (en fin de carrière) et Kolasinac est correct. Le Groupe B sera difficile, mais un point contre le Qatar ou le Canada est envisageable.

Arabie saoudite – 3/10. L’équipe qui a battu l’Argentine au Qatar. Mais ce souvenir ne gagné pas de matchs. L’effectif évolue principalement dans la Saudi Pro League, un championnat dont le niveau réel reste discute.

Iran – 3/10. Un collectif discipliné mais vieillissant, dans un contexte extra-sportif compliqué. Le Groupe G devrait permettre un ou deux points.

Tunisie – 3/10. Solide défensivement, limitée offensivement. Le Groupe F avec les Pays-Bas et le Japon est exigeant. La troisième place serait un succès.

Suède – 3/10. Qualifiee in extremis via les barrages. L’ere post-Ibrahimovic se poursuit, et l’effectif est en reconstruction. Le Groupe F est difficile.

Paraguay – 2/10. Qualifie de justesse via les éliminatoires sud-américaines. L’équipe manqué de profondeur et de stars internationales. Le Groupe D sera un bapteme du feu.

Australie – 2.5/10. Les Socceroos ont l’expérience des Coupes du Monde récentes (2018, 2022) mais un effectif en transition. Le Groupe D est compétitif.

Ghana – 2.5/10. L’équipe a perdu de sa superbe depuis 2014. Le Groupe L avec l’Angleterre et la Croatie est un mur.

Panama – 2/10. Deuxieme participation après 2018. L’équipe est combative mais techniquement limitée. Le Groupe L sera une leçon.

Irak – 2/10. De retour au Mondial après une longue absence, qualifié via les barrages intercontinentaux. Le Groupe I avec la France est un defi immense, mais la participation elle-même est une victoire historique.

DR Congo – 2.5/10. Le retour au Mondial après plus de 50 ans (dernière participation sous le nom de Zaire en 1974). L’émotion sera immense, le Groupe K avec le Portugal et la Colombie sera impitoyable. Un point serait un exploit.

Ouzbekistan – 1.5/10. Premier Mondial de l’histoire du pays. L’effectif est peu connu en Europe, et le Groupe K avec le Portugal et la Colombie ne laisse que peu d’espoir. L’expérience seule vaut le déplacement.

Jordanie – 1.5/10. Finaliste de la Coupe d’Asie 2024, premier Mondial. Le Groupe J avec l’Argentine est un bapteme au sommet. L’objectif est de marquer un but – et de ne pas en encaisser trop.

Cap-Vert – 1.5/10. Premier Mondial pour cet archipel de 500 000 habitants. Le Groupe H avec l’Espagne et l’Uruguay est un defi herculéen. Chaque minute jouee sera un souvenir pour la nation entière.

Curaçao – 1/10. Le plus petit pays participant, avec une population d’environ 150 000 habitants. Le Groupe E avec l’Allemagne sera une expérience formatrice. L’équipe est composee majoritairement de joueurs neerlando-curaçaoais qui évoluent en Eredivisie où dans les divisions inférieures. L’exploit serait de marquer un but.

Haiti – 1/10. Premier Mondial depuis 1974. Le Groupe C avec le Brésil, le Maroc et l’Écosse est le plus exigeant possible pour un débutant. Haiti jouera pour l’honneur et pour inscrire son nom dans l’histoire du football mondial.

Nouvelle-Zélande – 1.5/10. L’unique representant de l’Oceanie. Le football n’est pas le sport principal du pays (le rugby domine), et l’effectif reflette ce statut. Le Groupe G avec la Belgique sera un defi, mais un nul – comme celui obtenu contre l’Italie au Mondial 2010 – serait un moment historique.

L’angle suisse: dans la peau du supporter neutre

Je suis analyste de paris avant d’être supporter, mais la Coupe du Monde est l’un des rares événements ou le coeur bat aussi fort que la calculatrice. Pour un parieur suisse, ce Mondial pose une question délicieuse: au-dela de la Nati, pour qui devrions-nous vibrer?

La réponse la plus évidente est la France. La Suisse romande partage la langue, une partie de la culture, et une frontière avec la France. Beaucoup de Romands suivent la Ligue 1 et ont grandi avec les exploits de Zidane, Henry et désormais Mbappe. Parier sur la France pour atteindre les demi-finales est aussi un pari émotionnel – celui du voisin qui reussit.

L’Allemagne est l’autre candidat naturel. La Suisse alemanique vit au rythme de la Bundesliga, et la proximite culturelle est forte. L’Allemagne de Nagelsmann offre un football offensif qui contraste avec le pragmatisme des années Low – c’est une équipe qui donne envie d’être suivie, et à 11.00 pour le titre, c’est aussi un pari de valeur que j’ai déjà recommande.

Pour les parieurs qui cherchent une équipe « neutre » a soutenir – celle qu’on encourage sans pression, sans attente, juste pour le plaisir – je recommande le Japon. L’équipe joue un football excitant, l’effectif est sympathique, et la probabilité de surprises est réelle. Parier 20 francs sur le Japon en pari place et suivre leur parcours pendant trois semaines, c’est l’essence même du divertissement de Coupe du Monde.

Et la Nati? Évidemment, elle mérite notre soutien inconditionnel. Mais en tant qu’analyste, je dois être honnete: la Suisse est une équipe de phase de groupes et de huitièmes de finale, pas une prétendante au titre. Cela ne diminue en rien le plaisir de la voir jouer – cela recalibre simplement les attentes et, surtout, les mises. Un pari raisonnable sur la Suisse pour sortir de la poule, un petit montant récréatif sur les quarts, et rien au-dela. C’est la stratégie du supporter lucide.

Un point spécifique pour les joueurs de la Nati qui évoluent à l’étranger: Granit Xhaka au Bayer Leverkusen, Manuel Akanji à Manchester City, Dan Ndoye à Bologne, Bréel Embolo à Monaco, Remo Freuler à Bologne, Ruben Vargas à Augsburg. Ces joueurs cotoyent l’elite au quotidien dans les grands championnats – une réalité qui distingue la Suisse de la plupart des équipes du Tier 3 et qui justifie un certain optimisme quant à sa capacité a performer quand la pression monte. Depuis que j’analyse les équipes nationales, la Suisse est l’une des rares sélections qui surperforme systématiquement son classement FIFA dans les grandes compétitions. C’est un trait que les cotes ne capturent pas, et c’est précisement la que se trouve l’avantage pour les parieurs qui connaissent cette équipe.

Quarante-huit raisons de regarder

Ce classement des équipes Coupe du Monde 2026 est une photographie prise au printemps, avant que les matchs de préparation de mai-juin ne révèlent les dernières blessures et les compositions finales. Certaines notes bougeront – une blessure de Mbappe ferait chuter la France d’un point, une forme eblouissante de Haaland ferait monter la Norvege. Mais la structure globale – six prétendants, sept outsiders sérieux, une quinzaine de figurants – devrait rester stable. Je mettrai a jour ce classement en mai après les dernières rencontrès amicales.

Pour les parieurs, le message est clair: la valeur se concentre dans les Tiers 2 et 3, là ou le marché sous-évalué la progression récente et surévalué la réputation historique. L’Argentine et la France sont correctement cotées; la Colombie, le Japon et l’Allemagne ne le sont pas. C’est dans cet écart que se joue la diffèrence entre un parieur qui suit le marché et un parieur qui le devance.

Si vous ne retenez qu’une seule chose de ce classement, que ce soit celle-ci: ne pariez pas sur le nom, pariez sur le système. Les équipes qui gagnent des Coupes du Monde ne sont pas toujours les plus talentueuses – ce sont celles qui ont le meilleur équilibré entre qualité individuelle, cohesion collective et préparation tactique. L’Argentine de 2022 l’a prouve. La Croatie de 2018 l’a prouve. Et en 2026, une équipe que personne ne voit venir aujourd’hui le prouvera peut-être a nouveau. C’est ce qui rend ce tournoi impossible a prevoir avec certitude – et c’est exactement ce qui le rend passionnant, que l’on soit supporter où parieur.

Combien d’équipes participent à la Coupe du Monde 2026?

La Coupe du Monde 2026 reunit 48 équipes, réparties en 12 groupes de quatre. C’est la première édition à ce format élargi, contre 32 équipes dans les éditions précédentes. Les deux premiers de chaque groupe et les huit meilleurs troisièmes se qualifient pour les huitièmes de finale.

Quelle est la note de la Suisse dans ce classement?

La Suisse recoit une note de 5/10 dans le Tier 3 (outsiders). La Nati dispose d’un effectif solide mene par Xhaka et Akanji, et d’une expérience remarquable en phase finale avec cinq huitièmes consecutifs. Le Groupe B (Canada, Qatar, Bosnie) est accessible.

Quelles équipes débutent au Mondial en 2026?

Plusieurs équipes disputent leur première Coupe du Monde en 2026: le Curaçao, la Jordanie, le Cap-Vert, l’Ouzbekistan. D’autres équipes reviennent après une très longue absence, comme la DR Congo (dernier Mondial en 1974 sous le nom de Zaire) et Haiti (également 1974).

Créé par la rédaction de « Prono Mondial ».